[INTERVIEW] : Adam, diplômé 2014, éditeur bilingue

23 fév. 2021

Adam Debosscher a été diplômé du Master Recherche LCE Anglais en 2014. Aujourd’hui, il travaille au Canada comme éditeur bilingue.

 

# Quel est votre parcours depuis le master ?

Après avoir fini mon master, je suis allé au Canada pour enseigner le français à des étudiants de King’s University College, London, Ontario. Voulant poursuivre mes études, je me suis inscrit dans un programme de Master Anglais en un an, afin de faire un peu de networking, puis je me suis lancé dans un doctorat à Western University. Je suis dans ma troisième année de doctorat, ce que les pays anglophones appellent ABD (Anything But Dissertation), ce qui veut dire que j’ai rempli toutes les obligations de mon programme, mis à part la thèse (ce tout petit projet super facile à terminer 😉). Pour les curieux, celle-ci porte sur l’adaptation des romans fantastiques au cinéma et à la télévision, tels que Le Seigneur de Anneaux, Game of Thrones, et Harry Potter.

Avec l’accord de mon université, j’ai suspendu ma thèse afin de développer mon expérience professionnelle en dehors de l’enseignement.

 

# Votre job aujourd’hui ?

Depuis peu, je suis éditeur bilingue pour General Dynamics Land Systems, un fabriquant de véhicules militaires spécialisé dans les blindés légers. Mon rôle consiste à vérifier leurs manuels techniques, les traduire en français et vérifier leurs publications en français et en anglais.

 

# Quel avenir professionnel envisagez-vous ?

Ayant enseigné à temps partiel depuis ma 2ème année de licence à la FLSH, j’ai 10 ans d’expérience dans le monde de l’enseignement des langues étrangères et de la littérature anglaise. Actuellement, je suis éditeur de manuels techniques pour l’industrie militaire. Demain ? Qui sait. Le Canada a la particularité d’être toujours à la recherche de travailleurs bilingues, que ce soit dans le public ou le privé, donc je pense soit continuer dans l’industrie privée soit me reconvertir dans le public, en tant qu’enseignant ou fonctionnaire.

 

# Selon vous, qu'est-ce que la FLSH vous a apporté pour la réussite de ce projet ?

La FLSH m’a offert mes premières expériences d’enseignant ce qui m’a permis par la suite de financer mes études.

Grâce aux nombreux partenariats de la Catho avec des universités à travers le monde, j’ai étudié un an aux Etats-Unis puis que j’ai fait mes premiers pas au Canada.

 

# Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux actuels étudiants ?

On entend souvent que les études en sciences humaines (les humanités) n’ont pas de débouché, sauf dans l’enseignement. Au contraire, ces études nous donnent des compétences générales transverses. Nous ne sommes pas privés de choix, mais plutôt inondés de possibilités. Ce qui a le plus changé ma vie, c’est d’étudier à l’étranger. Quand j’ai commencé ma licence d’anglais, je n’aurais jamais envisagé vivre un jour au Canada ou que je rencontrerais ma femme lors d’un contrat d’un an dans une université à l’autre bout du monde. Partez à l’aventure !

# Avez-vous un souvenir particulier de la FLSH que vous voudriez partager ?

Il y en a tellement. Il y a quelque chose de magique à traverser la cour principale boulevard Vauban en direction des portes vitrées, ou de passer ses examens dans la chapelle. Les professeurs incroyables qu’on a la chance de rencontrer en cours ou dans leurs bureaux. L’équipe administrative toujours là pour nous aider. Les étudiants français et étrangers avec qui on partage les joies et les peines des études supérieures... Ce que je regrette en vivant au Canada, c’est que je ne peux pas simplement revenir à la Catho pour dire bonjour à mes professeurs, mes collègues, mes amis.

 

 


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